Aller au contenu
FlashScan Pro

URL, SMS, e-mail, Wi-Fi, vCard : les types de contenu d’un QR code

Un QR code n’est qu’un conteneur : tour des formats de contenu — URL, tel:, mailto:, sms:, WIFI:, vCard — et de l’action associée sur le téléphone.

Un QR code n’est qu’une boîte : ce qui compte est dedans

Un QR code ne « fait » rien par lui-même. C’est un conteneur : il encode une chaîne de texte, et c’est le téléphone qui lit cette chaîne et décide de l’action. https://… devient « ouvrir le lien », tel:… devient « appeler », WIFI:… devient « rejoindre le réseau ». Comprendre ces formats — les payloads — c’est comprendre ce que vous mettez vraiment dans un code, et pourquoi certains codes « ne marchent pas ».

Le tour des formats, payload à l’appui

URL — le grand classique

https://exemple.fr/offre

L’action : ouvrir le navigateur. Le générateur ajoute automatiquement https:// si vous saisissez un domaine nu — un payload qui ne commence pas par un schéma connu est traité comme du texte brut par beaucoup de téléphones, pas comme un lien.

Téléphone — tel:

tel:+33612345678

Propose l’appel. Utile sur les affiches de service (« scannez pour joindre l’agence »). Gardez le format international +33… : un 06… lu depuis l’étranger ne compose plus le bon numéro.

E-mail — mailto:

mailto:contact@exemple.fr?subject=Devis&body=Bonjour

Ouvre le client e-mail avec destinataire, objet et corps pré-remplis. Les espaces et accents passent par l’encodage URL — le générateur s’en charge.

SMS — sms:

sms:+33612345678?body=Je%20suis%20intéressé

Ouvre l’application SMS avec le message pré-rempli — l’utilisateur valide l’envoi. Supporté par iOS et Android, mais l’action dépend du client SMS par défaut.

Wi-Fi — WIFI:

WIFI:T:WPA;S:MaBox;P:motdepasse;;

Connecte au réseau sans saisie. Format champ par champ, échappement des ; et : — le détail complet est dans QR code Wi-Fi.

Contact — vCard

BEGIN:VCARD
VERSION:3.0
N:Dupont;Camille;;;
FN:Camille Dupont
TEL:+33612345678
END:VCARD

Propose « Enregistrer le contact ». La structure ligne par ligne et l’échappement des ;/, sont détaillés dans QR code vCard.

Positionnement géographique — geo:

geo:48.8566,2.3522

Ouvre le plan aux coordonnées indiquées. Pratique pour guider vers un point précis — lieu d’événement, cache d’accès — sans faire taper une adresse.

Texte brut

Réunion salle B, code porte 4291

N’importe quel texte : le téléphone l’affiche, à copier manuellement. Utile pour codes d’accès, références, instructions — tant que le contenu reste raisonnable.

Quelle quantité de texte tient dans un code ?

La capacité maximale dépend du type de caractères encodés : au format maximal (version 40, correction L), la norme atteint 7 089 chiffres, 4 296 caractères alphanumériques ou 2 953 octets en binaire — de quoi tenir un petit texte intégral. Mais ces chiffres sont théoriques : chaque caractère ajouté densifie le motif, et au-delà de quelques centaines de caractères les modules deviennent si petits que la lecture exige un code grand, net et bien éclairé. En pratique : URL courts, vCards raisonnables, textes sous ~300 caractères.

Ce qui fait échouer un payload

  • Pas de schéma : www.exemple.fr sans https:// est souvent affiché comme texte, pas ouvert comme lien.
  • Scanner limité aux URL : certains scanners intégrés ne reconnaissent que les liens ; un sms: ou une vCard s’affiche brut ou n’ouvre rien. Un scanner qui montre le contenu — comme celui de FlashScan Pro — dépanne.
  • Contenu trop long : au-delà de quelques centaines de caractères, le motif devient très dense ; sous un code de petite taille, la lisibilité souffre (voir taille d’impression).
  • Caractères non échappés dans les formats structurés (; en vCard ou Wi-Fi) — les générateurs sérieux échappent pour vous.

Le payload n’est pas la destination

Une nuance utile pour diagnostiquer les codes « bizarres » : ce qui est décodé et ce qui se passe ensuite sont deux choses. Un code qui contient https://… peut encore mener ailleurs si l’URL redirige. Inversement, un code affiché « pour un site » peut encoder un tel: ou du texte — seul le contenu décodé fait foi. C’est pourquoi un scanner qui montre le payload brut avant d’ouvrir quoi que ce soit est votre meilleur outil de vérification : il montre ce qui est vraiment encodé, pas ce que le support prétend encoder.

Et les formats « exotiques » ?

Vous croiserez d’autres payloads dans la nature : geo: pour une position GPS, tel: déjà vu, WIFI: pour le réseau, BEGIN:VCARD pour le contact, mais aussi MATMSG: (e-mail alternatif), SMSTO:, ou des schémas propriétaires (instagram://, paypal.me/…). Le principe ne change pas : le code transporte une chaîne, et c’est l’appareil — ou l’application installée — qui décide si le schéma signifie quelque chose. Un schéma inconnu s’affiche simplement comme du texte.

Dans le générateur

Le mode standard prend texte ou URL (avec ajout automatique du https://), le mode Wi-Fi assemble le WIFI:, le mode vCard construit la fiche, le mode batch traite des listes d’URL. Après génération, le bouton copier affiche le payload brut produit — le meilleur moyen de vérifier ce qui est vraiment encodé avant d’imprimer. Et pour lire le contenu de n’importe quel code rencontré, le scanner l’affiche en clair avant toute ouverture.